10 avril 2013

Katmandu (II), Népal



Le voyage en autobus de Pokhara à Katmandou s’est bien déroulé, mais ce fut long couvrir les + de 200 kilomètres, 8 heures. Il y avait beaucoup de circulation et l’autobus n’allait pas plus vite que 20 km/h dans les montées.

Le chauffeur nous a débarqué à environ 15 minutes de marche du secteur Thamel. Il était 16 h 30 et les rues étaient bouchonnées.  Nous avons marché en se faufilant à travers les véhicules. Nous avons trouvé un hôtel à 8$ US la nuit. L’hôtel était drôlement fait, il était sur plusieurs étages et sur ceux-ci, il y avait quelques chambres et des bureaux de divers commerces.

En route pour le secteur de Thamel
La lumière de la salle de bain ne fonctionnait pas et l’eau prenait plusieurs secondes, voire minutes, quand nous tournions les robinets et c’était la même chose pour l’eau chaude, même que souvent l’eau chaude ne venait pas.

À notre première journée de retour dans la grande ville, nous avons magasiné des souvenirs et nous sommes allés voir notre gars de l’agence. Celui-ci n’avait pas une bonne nouvelle concernant notre prochaine aventure au Tibet. Notre départ était retardé d’une journée, donc nous allons revenir par avion à Katmandou à 10 h 30 et notre autre avion décolle à 12 h 20 pour la Malaisie. Il va falloir récupérer nos bagages, passer les douanes et s’enregistrer dans un court laps de temps. Nous espérons ne pas manquer notre avion. C’est ce qu’on appelle l’aventure. À suivre.

Petit souvenir
Nous avons visité plusieurs galeries d’arts pour acheter une toile qui représentait ce qui nous a marqué de nos huit jours de trek. Nous recherchions un tableau avec les montagnes des Annapurna, des porteurs et les rhododendrons. Après quelques heures de magasinage et de marchandage, nous avons finalement trouvé. Une belle toile de 2’ X 4’ comme fond le Mont Machhapuchhre (appelé fishtail 6 998 m altitude) au lever du soleil avec plusieurs porteurs, dont un enfant, et un arbre avec les fameuses fleurs rouges (Rhododendrons). Nous sommes tombés en amour avec les couleurs de cette toile de Li La Dhar.

Pas facile
À notre avant dernière soirée à Katmandou, notre guide du trek, Gobinda (j’imagine qu’il a aimé notre pourboire), nous a amené souper dans un restaurant typiquement Népalais. Il nous a commandé du dal bat et nous l’avons mangé avec notre main droite comme les Népalais, pas évident. Il s’agit du riz pas collant, un bol de sauce brune, des patates, des épinards et des petits morceaux de poisson épicé. Tu mélanges tout cela avec tes mains et tu manges.

Zachary a bien aimé jouer dans son assiette avec ses mains, plus que manger sa nourriture. Manger du riz avec ses mains n’est pas une chose facile et quelque peu dégoutante. Nous sommes contents de l’avoir essayé.

Zachary qui fait peur aux pigeons 
Pour la dernière journée, je tenais à retourner au stupa blanc, Boudhanath. La première fois, nous l’avions visité en matinée et cette fois-ci, je voulais y aller en fin de journée car c’est à ce moment que les gens s’y rendent pour prier et beaucoup d’entre eux ont un chapelet dans les mains. Ils tournent autour de ce beau stupa mystique dans le sens des aiguilles d’une horloge.
Magique

Nous nous sommes installés au deuxième étage d’un café d’où nous pouvions voir les gens prier, tout en sirotant un bon café latté et Zachary un chocolat chaud, tandis que Manon s’est contentée d’une limonade bien fraiche.
L'heure de la prière

Nous quittons demain cette ville et le Népal pour une autre aventure de huit jours.

Pas une Harley, mais presque, moto indienne très populaire au Népal, la moto des vrais "bikers", ROYAL ENFIELD
A+

-Sylvain







6 avril 2013

Trek de 8 jours, Annapurna, Népal


Le guide et le porteur sont venus nous chercher en taxi à notre l’hôtel, à 7 h 30 et nous avons fait 1 h ½ en taxi pour Nayapul, endroit où nous commencions notre trek.

Jour 1 (30 mars)  Nayapul (Altitude 1 090 m) à Tikhedhunga  (Altitude  1 540 m)
                                  départ : 7 h 30                              arrivée : 16 h 45           9,3 km

Des surhommes
Après 1 h 20 de taxi, nous sommes arrivés à Nayapul. Il y avait quelques autobus remplis de trekkers qui arrivaient en même temps que nous. C’était vraiment impressionnant de voir les porteurs prendre des sacs de la grosseur de sacs de hockey et en attacher trois ensemble à l’aide de cordes, puis placer ceux-ci sur leur dos et les faire tenir à l’aide d’une corde autour de leur front.

Selon notre guide, ils sont supposés transporter un poids maximum de 35 kilos, mais ils transportent facilement le double.

Notre porteur Ram avait la vie facile avec mon sac-à-dos bien rempli (21 kilos). Il a attaché son petit sac-à-dos sur le mien avec de la corde, puis il s’est patenté une artel où il pouvait tenir mon sac avec une bandoulière autour de son front.

Le guide a commencé a appelé Zachary  Babou , ce qui veux dire jeune garçon en Népalais. Tous les porteurs et guides que nous croisions l’appelaient ainsi.

Nous avons passé par le village et le guide a été nous enregistrer à l’aide de nos permis. Il en faut deux, soit la carte TIMS et un permis.

Enregistrement avec la carte TIMS et le permis
La première partie du trek était partagée avec un chemin pour véhicule. Nous nous sommes arrêtés pour diner et Zachary a joué aux billes avec deux jeunes enfants de la place. Il a échangé une petite voiture contre deux billes.

Une "Matchbox" pour deux billes
En après-midi, nous avons rejoint des chemins où les véhicules ne peuvent plus circuler, c’est seulement des sentiers pour piétons et toutes les marchandises de la vie quotidienne sont transportées soit par des porteurs ou des ânes, et nous commencions à monter.

Zachary a commencé à boiter de la patte et nous l’avons transporté à tour de rôle. Quand il a su que nous étions rendus proche du guesthouse, il s’est mis à courir tellement vite que nous n’étions pas capable de le rejoindre avec nos sac-à-dos. C’est les habitants qui nous faisaient signe qu’il venait de passer. Quand je l’ai finalement rejoint, nous avions passé notre guesthouse et nous sommes revenus sur nos pas.

Le Shankar Guesthouse  est un des premiers hébergements quand nous arrivons à Tikhedhunga. Comme tous ceux que nous allons avoir lors du trek, c’est des petites chambres très rudimentaires avec des lits faits en 2 X 4 avec matelas pas trop épais en mousse, douches et toilettes à part. Nous devions prendre notre douche lorsque nous arrivions sinon nous n’avions pas d’eau chaude étant chauffé par le soleil.

Tikhedhunga en bas
Tous les guesthouses ont une cuisine et une salle à diner. Ils s’attendent à ce que les trekkers soupent et déjeunent dans leur établissement et c’est pour cette raison que les prix des chambres sont modiques.

Zachary jouait dehors avec la seule bille qu’il lui restait et il l’a échappée et en montagne quand tu échappes quelque chose, la chose descend vers le bas.  Zachary est descendu plus bas et il ne l’a jamais retrouvée. Alors que je tentais de le remonter, il est tombé et il a mis sa main sur une plante piquante et il s’est mis à crier au meurtre. Je pensais que c’était une écharde, mais l’homme du guesthouse est arrivé en trompe et il lui a appliqué une crème blanche et cela a eu un effet magique sur Babou .

Jour 2 (31 mars)   Tikhedhunga (Altitude 1 540 m) à Ghorepani (Altitude 2 860 m)
                                   départ : 7 h 30                     arrivée : 17 h 00       10.3 km

Nous avions été avisés que cette partie du trek serait la plus difficile, monter 3 200 marches dans l’avant-midi. Nous pouvons vous le confirmer. Nous commençons à voir les sommets enneigés et le paysage derrière nous est aussi beau. Plusieurs porteurs de marchandise et ânes nous dépassent.

Sur l’heure du diner, Babou est entré chez les gens de l’endroit où nous mangions pour regarder la télé avec une petite fille. Il riait des dessins animés en Népalais et ne comprenait pas pourquoi la petite fille ne riait pas.

En fin d’après-midi, il a commencé à pleuvoir et il nous restait un bon bout à faire et Babou nous retardait car il était plus intéressé à jouer et se reposer. Le guide a pris la décision de faire transporter notre fils récalcitrant par le porteur Ram., j’ai repris possession de mon sac-à-dos après avoir remis au guide une petite partie de son chargement. Au début, mon sac Osprey pesait 48 lbs.
Ram qui transporte Zachary 

Babou était bien installé et j’ai remis un parapluie à Ram, donc ils étaient à l’abri de l’eau. C’est à ce moment, que j’ai réalisé que mon sac-à-dos ne devait pas être bien ajusté car j’ai eu mal au dos.

Rendus à Ghorepani au Kamala Guesthouse, nous avons eu une chambre d’où nous pouvions voir les sommets des montagnes. Cet endroit me faisait penser à un chalet de ski. Au rez-de-chaussée, une salle à diner avec un baril de 45 gallons qui sert de poêle à bois. Celui-ci était en fonction car il faisait froid dehors. Les chambres sont à l’étage supérieur.

Quand Babou est sorti de la douche, qui était à côté de la salle à diner, il a perdu l’équilibre près du baril et il s’est brulé la paume de la main en se tenant après celui-ci pour ne pas tomber, il ne savait pas que c’était chaud. Il criait encore au meurtre, quelle sorte de parents a-t-il?

Jour 3 (avril 1)  Ghorepani (Altitude 2 860 m) à Poon Hill (Altitude 3 200 m)        500 m
                              départ : 5 h15                  arrivée : 6 h

Ram qui amene Z vers Poon Hill 
Le lendemain matin, nous nous sommes levés à 4 h 30 pour partir vers le sommet du Poon Hill voir le lever du soleil. Au moment de partir, notre porteur était couché car il n’avait pas de bagages à transporter. Manon a demandé à Gobinda d’aller réveiller le porteur afin qu’il transporte Zachary, car Zachary n’était pas trop en forme à cette heure et la montée était difficile, il faisait froid et il y avait de la neige. En moins de 10 minutes, le porteur était prêt et en forme pour transporter Zachary, tel que stipulé dans le contrat.

Après une montée de 340 m sur une distance de 500 m, qui dura de 45 minutes, nous étions au sommet enneigé de Poon Hill à 3 200 m où la vue était spectaculaire. Il y avait plusieurs sommets enneigés de 6 et 7 000 m de haut. Il y avait plein de gens et une tour d’observation. Nous avons vu le soleil se lever et éclairer ces merveilleuses montagnes d’où la couleur de ces pics passait du gris aux blancs vifs.

Nous avec Gobinda et Ram
Vu de la tour d'observation
Après plusieurs photos, nous sommes redescendus vers Ghorepani à notre guesthouse pour déjeuner et nous préparer à partir. Sur le chemin du retour, nous avons pu admirer la fleur nationale du Népal, la rhododendron. Elles sont rouges et poussent dans de gros arbres, il en a partout. Le contraste du rouge des fleurs et du blanc des montagnes est très beau.

Deux symboles du Népal


Jour 3(II)         Ghorepani (Altitude 2 860 m) à Tadapani (Altitude 2 680 m)          10.6 km
                           départ : 8 h 45                                  arrivé e: 17 h 15

Armé jusqu'aux dents


 Après un bon déjeuner, nous sommes partis vers Tadapani. Nous sommes descendus pendant une heure, puis remontés jusqu'à 3 200 m à Thapla Hill. Manon a trouvé une façon de faire avancer Babou. Ils tentent de rattraper des pirates qui se sauvent d’eux. Zachary ramasse toutes les branches qu’il voit (ce qui nous ralentit) et se sert de celles-ci comme armes à feu contre les pirates invisibles. Est-ce qu’il a déjà eu quelqu’un qui a vu des pirates à 3 000 m d’altitude? Il me semble qu’ils sont loin de la mer et de leurs bateaux!

Deuxième 3200m. de la journée....repos mérité à Thapla Hill
Nous avons marché une bonne partie de la journée à travers une forêt de rhododendrons avec les sommets des montagnes blancs comme fond de toile. Nous avons eu besoin de Ram encore pour Babou et j’ai repris mon lourd sac-à-dos et mon mal de dos. Sac Osprey Aether 85 litres à vendre.
Bien au chaud

Regardez la porte, imaginez l'intérieur 
Nous sommes arrivés tard à Tadapani et il y avait plusieurs groupes déjà arrivés, donc tous les guesthouses étaient plein à part une chambre au Annapurna Guesthouse . La chambre faisait vraiment pitié et Gobinda nous a offert de marcher jusqu’au prochain village à une heure et demie de marche. Nous avons décidé de prendre cette chambre minuscule qui est pire qu’un camp de chasse dans le fin fond du bois. Il y avait seulement deux lits et un petit peu d’espace entre ceux-ci,  soit juste assez pour mettre un petit matelas en mousse par terre afin que Zachary puisse se coucher et encore là, le matelas était trop long, les bouts relevaient. Les têtes et pieds des lits étaient accotés aux murs, pas trop d’espace de manœuvre.

De plus, nous avons entendu parler les deux anglaises dans la chambre voisine une partie de la soirée car les murs étaient en feuilles préfinies. Au moins, si elles avaient parlé de leurs fantasmes!

Le lendemain matin, au déjeuner, elles parlaient du gars qu’elles entendaient bouger constamment dans son lit, c’était moi!

Pas grand place de manoeuvre


Jour 4 (avril 2)  Tadapani (Altitude 2 680 m) à Grandruk (Altitude 1 940 m)      7.2 km
                               départ : 9 h 30                              arrivée : 12 h 30

La journée s’est faite surtout en descente, Manon était contente car monter pu capable. Zachary était toujours à la chasse aux pirates et avait plusieurs armes dans chaque poche. Nous avions toujours de belles vues des Annapurna.

Nous avons logé dans le plus beau guesthouse du trek, le Trekkers Inn  tenu par une dame qui a déjà fait un échange culturel à St-Jean, Terre-Neuve.
Vu du Trekker's Inn

Ghandruk est un village de plus de 5 000 habitants situé en flanc de montagnes. De l’autre côté, nous voyons le village où nous allons coucher demain.

Le guide m’a amené visiter un musée qui expliquait la façon que les gens vivent dans la région et le monastère. Ensuite, il m’a montré où était le café Internet, puis il a quitté vers le côté opposé de l’hôtel.
"Fishtail" vu de Ghandruk au coucher du soleil

Quand il est revenu vers l’heure du souper, il était en boisson et il essayait beaucoup de nous parler en français. Il était déjà difficile à comprendre à jeun, alors imaginez!

Jour 5 (avril 3)   Ghandruk (Altitude 1 940 m) à Landruk (Altitude 1 645 m)   
                                départ : 9 h 15                                arrivée : 13 h 15

C’était spécial de voir où nous allions coucher avant de partir. Ghandruk est d’un côté de la montagne et Landruk est de l’autre côté de la vallée. Le village semble si près, mais si loin, quatre heures de marche, une heure et demie pour descendre et le reste en grosse montée.

Des transporteurs de marchadise
Au bas, il y avait une rivière. J’ai déshabillé Babou pour qu’il se baigne, mais il a trouvé l’eau trop froide, avec raison.

La montée fut difficile et Manon pensait mourir. À l’aide d’une couverture, Babou est monté sur mon dos et je l’ai monté à la Nepalese Style et je pensais mourir. Zachary m’aidait pas en tirant ma casquette, mettant ses doigts sur mes lunettes et en tirant mes cheveux pour que je tourne, comme un cheval, du côté qu’il voulait.

Rendu à Landruk, Manon a refusé quelques guesthouses pour finalement opter pour le Capitaine Laligurane. De l’endroit, les montagnes étaient incroyables à regarder. La famille du guesthouse était très gentille avec Babou et il a passé une partie de la journée dans la cuisine avec elle.

Zachary qui aide à la cuisine
Nous nous sommes amusés à prendre des photos en lançant Zachary dans les airs et en sautant. Étant arrivés tôt dans l’après-midi, nous avons pu nous reposer et lire un peu sur notre prochaine destination.


Jour 6 (avril 4)   Landruk (Altitude 1 645 m) à Pothana (Altitude 1 900 m)
                                départ : 9 h 30                             arrivée : 15 h

Nous avons pris des photos avec la famille de guesthouse Capitaine Laligurane avant de quitter pour notre sixième journée de trek. La journée s’est déroulée avec des légères montées.

Zachary est de plus en plus difficile à faire avancer et il devient fatigué vite. Après 30 minutes de marche, il se disait fatigué, nous manquons d’idées pour le faire avancer.

Ram a compris le truc, il marche devant nous sans nous attendre et nous attend plus loin. Suivre Babou n’est pas évident car il s’arrête pour tout et pour rien. Une chance que nous avons de moins en moins de distance à couvrir à chaque jour.

Le paysage des montagnes est toujours aussi beau, mais nous ne voyons plus les Rhododendrons. Nous ne sommes plus dans la forêt, mais plutôt le long d’une vallée où l’on voit des champs de culture en palier à perte de vue. Les gens se sont créés des terres en cultivant dans les montagnes. Il y a plusieurs heures, jours et mois de durs labours la dedans.

La culture dans les montagnes
Nous sommes arrivés à Pothana et nous nous sommes installés au See You Lodge. Le mur qui séparait notre chambre et celle d’à côté était séparé par des planches où l’on voyait à travers par les fissures.

Mur qui ne sont pas insonorisé 

Nous avons rencontré deux français retraités et une française qui complétaient le grand tour des montagnes de l’Annapurna. Ils trekkaient depuis 21 jours et ce soir étaient leur dernier.

Ils ont payé la traite à leurs porteurs et leur guide durant le souper et après. Le party était pogné dans la salle à diner. Il y avait un autre groupe avec des filles guides et porteuses et tout le monde s’est mis à chanter et danser sous de la musique Népalaise. Ils utilisent beaucoup leurs mains en dansant. Elles ont tenté de faire danser Babou, sans succès, il était exténué, Manon est allé le coucher. Les porteurs des français semblaient vraiment apprécier leur soirée. Je les comprends après avoir passé 21 jours avec +- 70 kilos sur leur dos à monter et descendre.

Après la soirée, c’est le guide du trio français qui a semblé apprécié sa nuit. Il a été rejoindre la française dans la chambre voisine et ils ne faisaient pas juste parler. S’ils avaient gardé la lumière allumée, j’aurais eu un spectacle gratuit. C’était difficile leur parler le lendemain au déjeuner sans penser à la vielle.

Déjeuner avant l'avant dernière journée
Jour 7 (avril 5)   Pothana (1 900 m) à Dhampus (1 700 m)
                                départ : 9 h 30              arrivée : 11 h 30
Whow

Journée facile et relaxe. C’est plaisant d’arrivée tôt et se reposer au guesthouse. Encore une fois, les enfants du guesthouse ont joué avec Zachary. Pour notre dernière journée à coucher en montagnes, nous avons été gâtés. Notre chambre avait trois lits et une salle de bain. Arriver tôt comporte des avantages. En fin d’après-midi, le Anu Guesthouse était.

En soirée, le ciel était plein d’étoiles et j’ai eu la chance de voir une étoile filante qui me semblait très proche, et oui, j’ai fait un vœu.

Jour 8 (avril 6)   Dhampus (altitude 1 700 m) à Phedi 
                                départ : 10 h                                arrivée : 12 h

Nos souliers ont beaucoup voyager
Dernière journée en descente seulement. Nous commençons à voir des routes en bas. Après 15 minutes, Babou était tanné et Manon l’a transporté sur son dos une bonne partie du trajet.
Départ de la dernière journée

Rendus en bas à Phedi, nous avons attendu un taxi pour qu’il nous ramène au Orchid Hotel à Pokhara.
La route est proche

Nous avons invité Gobinda et Ram à diner et nous leur avons remis un généreux pourboire pour leur travail et surtout leur patience envers notre fils.

En conclusion, nous sommes heureux et reconnaissants d’avoir pu vivre cette aventure. Nous avons souffert quelque peu, mais chaque effort fut récompensé par de merveilleux paysages. Voir des gens travailler très fort pour si peu remet les perspectives dans l’ordre des choses et nous fait apprécier nos conditions de vie chez nous. Merci!

PS : Nous sommes fiers de notre jeune Babou qui a été souvent un grand garçon pendant les huit jours. Bravo!

A+
Yahooooo ! ! !
A+

-Sylvain






























5 avril 2013

Pokhara, Népal


Après neuf heures d’autobus ou celui-ci arrêtait dans tous les villages pour embarquer et débarquer des gens, nous sommes finalement arrivés à Pokhara. Cette ville est à +- 280 km de Lumbini.

À notre grande surprise, notre guide pour le trek nous attendait au terminus d’autobus pour nous amener à l’hôtel. Nous étions seulement supposés le rencontrer le lendemain, la veille de notre départ pour le trek.



Lac Phewi, Pokhara
Nous avions demandé et payé un petit surplus pour avoir un guide qui parle français. Notre guide fut une grande déception, Gobinda Dhakal ne parle que très peu le français. Il dit prendre des cours à l’alliance française de Katmandu et il dit qu’il est rendu au niveau 1. Il veut apprendre notre langue pour éventuellement aller travailler pour une agence française pour avoir un meilleur salaire. Son anglais est un peu mieux, mais quand même difficile à comprendre par bout.

Il m’a expliqué qu’il a été porteur pendent 7 ans et qu’il est guide sherpa certifié depuis 7 ans. Il demeure dans les montagnes près de la frontière du Tibet, marié et père d’une fillette de 3 ans.



Vu du lac du toit de notre hôtel.
Il nous amené au Orchid Hotel qui est un bel immeuble neuf. Du toit, nous pouvons voir les montagnes des Annapurna enneigées. Il voulait nous servir de guide pour la soirée et le lendemain. Il nous a accompagné pour la soirée, mais nous l’avons libéré pour le lendemain car nous voulions nous reposer et nous préparer pour notre trek.

Les Annapurnas
Il nous a amené voir le lac Phewi au centre de Pokhara. C’était joli avec le couché du soleil comme fond de toile. Nous nous croyions dans les Laurentides, un beau lac entouré de montagnes. La rue principale est remplie de restaurants, bars, galeries d’art, d’agences et de magasins d’équipement de trekking.

Le lendemain, nous nous sommes baladés sur la rue principale en magasinant pour nous préparer pour notre prochaine aventure.
Yo-Man Z.,  300 roupies, 3,75$

En soirée, le guide est venu nous rencontrer à l’hôtel pour réviser le contrat et nos huit jours ensemble. Le porteur n’était toujours pas arrivé, car il était pris dans la circulation entre Katmandou et Pokhara en raison d’un accident.

L’aventure commence demain.

***Trek de 8 jours dans les montagnes de l’Annapurna***

De retour au Orchid Hotel après huit jours passés dans les montagnes de l’Annapurna dans des guesthouses médiocres, nous voici de retour dans notre belle chambre.

Le lendemain, les parties politiques de l’opposition avaient décrété une grève générale à travers le pays. Selon les gens d’ici, il y a beaucoup trop de parties politiques depuis que la démocratie a été instaurée, ce qui rend la situation difficile.

Les rues libre du à la grève 
La journée de la grève, il n’y avait aucun véhicule dans les rues et la plupart des commerces étaient fermés. C’était bizarre de voir les rues vides,  les rues étaient remplies de gens marchant et flânant, les tout-petits étaient heureux de pouvoir jouer au ballon, rouler leur pneu et faire du vélo en toute sécurité.

Nous, nous avons loué une moto et nous étions les rois de la route car nous étions les seuls et quelques touristes. Nous avons tenté de nous rendre au sommet à l’opposé de Pokhara, mais la moto était incapable de nous monter jusqu’au sommet.

Par la suite, nous nous sommes rendus au parc d’amusement qui était également fermé, toujours en raison de la grève.  Zachary était déçu et ne cessait de nous demander pourquoi.
Nos sac-à-dos sur le toit

Nous partons demain pour retourner à Katmandou préparer notre prochaine aventure.


A+

-Sylvain